Cet article fait un tour des éléments essentiels à avoir
sur un appareil numérique, choses à garder à l'esprit
lors de l'achat d'un appareil.
Nous avons décidé de ne pas aborder certains domaines subjectifs:
l'ergonomie, le type de viseur, la taille et la résolution de l'écran
ACL, etc. Nous nous concentrons plutôt sur les éléments
que nous jugeons les plus importants.
Résolution:
Au moment où nous écrivons ces lignes,
en excluant les appareils pour applications spéciales,
les appareils numériques ont des résolutions
allant de 640 x 480 (307200 pixels) à 14 megapixels
(14 millions de pixels). Pour la majorité de consommateurs,
la limite économique se trouve à 8
megapixels.
Une chose à garder à l'esprit lorsqu'on parle de résolution:
c'est la résolution réelle du capteur qui compte,
ce qui signifie le nombre de pixels physiquement présents sur le
capteur et non la résolution de l'image. Si l'image produite
par l'appareil est plus grande que le nombre de pixels du capteur,
par exemple lorsqu'un CCD de 3 megapixels donne des images de 6 megapixels,
l'image est interpolée.
Soyons clairs: plus grande
est la résolution, plus grand sera le nombre de détails
capturés par l'appareil, ce qui signifie qu'un appareil
de 8 megapixels enregistrera toujours plus de détails
qu'un appareil d'1 megapixel. Une plus grande résolution
donnera aussi des impressions plus détaillées
et, si désiré, de plus grandes dimensions.
En revanche, lorsque la différence de résolution n'est pas
aussi extrême, comme par exemple entre des appareils de 3.2 megapixels
et de 4 megapixels, d'autres facteurs peuvent donner l'avantage à l'appareil
ayant la plus faible résolution et ses photos contenir en fait plus
de détails que l'appareil à plus grande résolution.
La compression appliquée
est un des facteurs critiques ayant un impact direct sur
la quantité de détails capturés.
Une autre chose très importante à considérer
en achetant un appareil numérique est le type et
la variété des formats image qu'il propose.
La grande majorité des images capturées avec
un appareil numérique sont enregistrées en
format JPEG, un format qui applique une compression causant
une perte de données au niveau de l'information
des nuances de couleurs afin d'en réduire la taille
de fichier. Cela diminue le temps d'enregistrement et l'espace
occupé par une image sur la carte mémoire.
L'inconvénient du
format JPEG s'illustre lorsque la compression appliquée à l'image
est trop forte, dégradant visiblement sa qualité.
Les images sont alors beaucoup moins détaillées
qu'elles ne devraient l'être. Il est du coup critique
de s'assurer que l'appareil propose une bonne sélection
de niveau de compression.
Tout appareil devrait offrir le choix entre au moins 3 niveaux de compression
d'image et l'un d'ente eux devrait appliquer un taux de compression situé entre
1/4 et 1/6 de la taille d'image avant compression.
Si possible, un format sans compression
devrait être disponible (TIFF) et/ou un format RAW
qui enregistre les images brutes provenant du capteur, sans
interférence.
La plupart des appareils compacts numériques
ont un zoom optique — à ne surtout pas confondre
avec un zoom numérique (voir les "articles
de référence" ci-dessous) — et
ce zoom devrait correspondre à un standard minimum.
L'objectif doit avoir une ouverture maximale suffisamment lumineuse — f2
ou f2.8 — et devrait posséder des surfaces asphériques
contre les distorsions, que ce soit la distorsion en barillet en grand
angle ou en coussinet en téléobjectif, ainsi qu'un traitement
contre les aberrations chromatiques.
Si on considère un
long téléobjectif, l'ouverture maximale à l'extension
maximale doit être vérifiée. Les objectifs
qui ont une faible ouverture à leur focale la plus
grande donnent des appareils plus sensibles au flou de bougé.
Comme alternative, il est possible d'envisager un appareil à stabilisation
d'image. De plus, les longs téléobjectifs donnent
des images ayant un meilleur contraste s'ils comprennent
du verre LD (Low Dispersion) dans leur construction.
Plage de vitesse et réduction du bruit:
La plage des vitesses proposée devrait aussi être
vérifiée. Une combinaison d'une grande ouverture — un
objectif lumineux — et une haute vitesse permet de
stopper une action. Il faut aussi tenir compte des appareils
pouvant faire de longues expositions — au moins 8
secondes — car ils permettent de capturer des photos
nocturnes intéressantes. De façon idéale,
plus grande est la plage de vitesses, plus l'appareil sera
flexible. Attention: un appareil pouvant faire de longues
expositions doit posséder un système de
réduction du bruit.
La mise à disposition d'un panel de modes de
capture est un élément aussi important. Les
utilisateurs qui désirent avoir un appareil simple à manipuler
devraient se pencher sur les appareils possédant
des modes Scène. Ces programmes résultats
règlent automatiquement les paramètres de
prise de vue pour le sujet spécifique d'images types.
S'ils ne sont pas tous indispensables, certains d'entre
eux sont vraiment utiles:
• Portrait
• Nocturne
• Paysage
• Sports
• Plage/Neige
• Coucher de soleil
Les utilisateurs qui veulent
une plus grande liberté d'expérimentation,
les modes proposant des débrayages comme les modes
Priorité (ouverture et vitesse) et Manuel sont un
must. Toutefois, la facilité d'utilisation de ces
modes — la façon dont les vitesses et le diaphragme
peuvent être modifiés — doit être
vérifiée.
Les modes rafales (ou séquentiels) pourraient aussi entrer
comme critères de sélection. Ces modes sont conçus
pour capturer une série d'images rapidement pour compenser tout
délai au déclenchement. Si beaucoup d'appareils ont un délai
au déclenchement très court, l'autofocus et la mesure de
lumière sont aussi des facteurs de latence. Les modes rafale permettent
de capturer une action de façon séquentielle.
La possibilité de régler l'ISO: certains appareils
permettent de bloquer leur sensibilité sur une valeur fixe. Cela
permet de contrôler le niveau de bruit et permet en plus d'augmenter
la plage de vitesses disponibles en poussant la sensibilité.
Le réglage du blanc: pratiquement tous les appareils proposent
aujourd'hui un contrôle sur le réglage du blanc, ce qui permet
de régler le point blanc de référence en fonction
de l'éclairage ambiant (nuageux, ombre, tungstène, fluorescent,
etc.) afin d'obtenir des couleurs justes si le mode Auto n'y parvient pas.
Un réglage n'est pourtant pas encore universel, le réglage personnalisé,
un réglage manuel qui peut être effectué en conditions
et enregistré. Pourtant, cela est presque une nécessité.
La compensation d'exposition: elle permet d'ajuster ou d'affiner
les paramètres d'exposition établis par la mesure de lumière.
La plupart des appareils permettent de faire une compensation et certains
favorisent même la compensation au Flash. Une plage de ± (plus
ou moins) 2 EV est assez commune, en général par incréments
de 1/3 EV, parfois par incréments de 1/2 EV (ou IL). Si la compensation
d'exposition semble un peu intimidante, c'est en fait un système
très simple qui permet de décaler l'exposition estimée
comme "parfaite" par l'appareil pour obtenir une image plus claire
ou plus sombre. La compensation d'exposition est très utile dans
de nombreux cas qui peuvent facilement tromper une mesure de lumière
même bonne.
La compensation d'exposition, même dans sa version automatisée,
l'auto bracketing, devrait être envisagée comme une nécessité absolue.