Il
arrivera un moment, en tout cas c’est ce qui se dit,
où il n’y aura plus d’applications résidant
sur un ordinateur. Nous ferons tous par le biais de services
en ligne. Moi, je reste un peu septique.
Il semble que les informaticiens chevronnés (je dis ça
le plus gentiment possible) voudront toujours quelque chose
de plus avancé que les gros amateurs que nous sommes.
Je me souviens d’avoir eu un exposé détaillant
cette évolution inévitable il y a huit ou dix
ans par une petite compagnie informatique qui s’est
finalement vendue à Microsoft. J’attends toujours.
Si cela était si inévitable que ça,
se serait répandu maintenant.
Mais attention, j’ai eu tord par rapport à ce
type d’évolutions suffisamment de fois, et il
y a déjà des types fortunés qui traitent
tous leurs dossiers en format Word directement en ligne.
L’idée est, à mon avis, de capter toutes
les personnes intéressées par les technologies émergeantes
(les ados et ceux qui sont toujours à l’école
plus généralement). Une fois ceux-là embringués,
il ne faudra pas longtemps avant que le PC traditionnel s’efface
au profit de terminaux donnant directement sur le net.
Ceci dit, ce sera certainement aussi vrai pour le traitement
des images numériques, domaine jusqu’à présent
réservé aux logiciels comme Adobe Photoshop
et des programmes de traitement de fichiers RAW comme Bibble,
Adobe Photoshop Lightroom et Aperture.
Jusqu’à présent les outils disponibles
en ligne pour ce genre d’activité sont un peu
rudimentaires. Lorsqu’on en vient à développer
des images (et je ne parle pas de traitement poussés),
le site le plus intéressant est probablement Picnik,
qui propose une bonne gamme d’outils,
y compris certains à la Photoshop, comme le masque
d’accentuation de la netteté. J’en ai
fait un rapide essai, en chargeant un JPEG que j’ai
pris lorsque je testais le Nikon D40. Le chargement a été simple
et rapide.
La première chose dont je me suis rendu compte avec
Picnik était, en tous cas avec cette image, d’éviter
les corrections automatiques. Les résultats donnés
par les outils automatiques étaient plutôt étranges,
donnant à mon sujet un visage rose vif avec une légère
teinte verte, comme s’il venait de descendre de montagnes
russes. Les résultats ont été bien meilleurs
dés que je me suis servi des ajustements manuels,
bien que les glissières ne soient pas les plus ergonomiques
dans mon navigateur. J’ai eu un peu de mal à atteindre
le niveau de précision voulu et surtout à conserver
les valeurs après coup. Après un temps d’adaptation,
je suis parvenu à faire des manipulations plus heureuses
avec ma souris. J’ai été particulièrement
impressionné par l’accentuation de la netteté,
qui a considérablement amélioré ma photo
originale.
Somme toute, l’image que j’ai ensuite téléchargée
sur mon ordinateur était relativement meilleure que
celle que j’avais capturée, mais certainement
pas mieux que ce que j’aurais obtenu en 30 secondes
dans Photoshop Elements ou tout autre programme de traitement
d’image sérieux.
Une chose que j’ai rapidement réalisé est
que Picnik, à l’heure actuelle, n’est
conçu que pour améliorer l’expérience
photographique offerte par les sites comme Flickr et Facebook,
dans lesquels il s’intègre très bien.
Après tout, pas mal de gens se moquent bien de leur
qualité d’image lorsqu’il s’agit
de les charger sur une galerie en ligne afin qu’amis
et membres de la famille puissent les commenter. J’ai ensuite testé un site appelé Cellsea et qui offre beaucoup plus d’options
que Piknik. Toutefois, la moindre manipulation est très
lente, tout au moins à mon goût, et je m’en
suis rapidement lassé. A nouveau, le résultat
final n’était pas mauvais (voire même
meilleur que Piknik) mais au prix d’un temps conséquent
passé à l’attendre. Il est encore un peu trop tôt pour être vraiment
critique avec ces technologies et des sites comme Picnik
et Celsea s’amélioreront certainement rapidement.
Je suis même étonné qu’ils marchent
déjà aussi bien. Et peut-être que dans
cinq ans, nous nous servirons tous d’outils en ligne
d’Adobe. Je sais qu’il y a bien plus de sites
que ça offrant ce type de service, mais je n’ai
pas eu le temps de tous les chercher et certains limitent
la taille des fichiers.

Chaque mois de juin, je reçois au moins une carte
d’anniversaire qui sort du lot. Elle provient d’un
ami artiste et sont la plupart du temps à base
de photographie. Ses cartes sont généralement
ornées d’un portrait altéré de
moi avec une légende satirique ou une bulle me
sortant de la bouche, avec des objets hétéroclites
dans l’arrière-plan (comme par exemple des
clubs de golf) qu’il imagine appropriés
en regard à ce qui m’arrive dans la vie.
C’est un professionnel de Photoshop et cela lui
vient donc naturellement. Avec son talent, ça
lui prend sans doute une demi-heure pour arriver à de
superbes résultats.
Si je voulais l’imiter il faudrait que a) j’acquiers
quelque talent artistique et sens du design et b) que
je découvre beaucoup plus de techniques Photoshop
que j’en connais, même après toutes
les démos auxquelles j’ai assisté en
tant que journaliste. En plus de ça, il me faudrait
au moins trois heures, si ce n’est toute ma journée
pour parvenir à quelque chose de potable. Mais il existe tout de même une alternative en
ligne appelée Live
Studio.
On peut y charger des photos et, à l’aide
de différents outils, créer des collages.
Bien que ce terme soit probablement trop artistique pour
le résultat. Bricolage serait sans doute plus
approprié. J’ai essayé Live Studio
en me servant d’une des images d’essai que
le site fourni. J’y ai ajouté une bulle
pleine de texte, un poteau avec un signe, des cœurs,
une cible, etc. à un type ressembler à un
patron quelconque. Le site propose un certain nombre
de légendes, d’objets, de bulles et de mots.
J’ai bien entendu fait des erreurs. J’ai
mis le signe sur le poteau sens dessus-dessous, sans
pouvoir le redresser. Mais je suis sûr qu’avec
un peu de pratique, on peut arriver à des résultats
plus probants. Au moment où je l’ai testé,
Live Studio n’offrait qu’une version gratuite,
mais prévoyait le lancement d’une version
payante offrant plus d’outils et plus d’espace
de stockage pour les images.
Un autre site étonnant (en tous cas pour les petits
vieux comme moi) s’appelle Blabberize
et il permet d’ajouter une bouche qui bouge suivant
les sons produits à une photo. Ou bien, comme
le suggère l’alpaca de l’introduction
du site, utiliser un portrait pour inviter cette fille
terriblement belle pour un resto, si vous ètes
vraiment paumé qui aime se faire envoyer balader.
D’après ce que j’ai pu voir, certains
usagers du site parviennent rapidement à un résultat
marrant, d’autres pas du tout. Même si vous
n’utilisez jamais Blabberize, c’est toujours
marrant d’y jeter un œil. 
Si vous pensez que les hommes, les vrais, se servent
d’un reflex numérique et les femmes d’un
compact, vous vivez dans une époque révolue,
tout au moins aux États-Unis. Les sondages faits
cette année à la PMA montrent que la majorité — juste
au dessus de 51% — des usagers de reflex numériques
au U.S.A. sont des femmes et qu’elles ont plus
d’argent que les usagers moyens d’appareils
numériques. Ces sondages indiquent que les femmes
se servant de reflex numériques sont pour la plupart
issues de foyers ayant un revenu annuel de $75,000 US
ou plus. Et, sans surprise, ces femmes vivent dans des
foyers ayant au moins un enfant de moins de six ans.
Cela semble logique, car toujours selon les sondages,
ces femmes prennent plus volontiers des photos de famille
avec un reflex que les hommes, qui sont plus occupés à photographier
quelque chose de beaucoup plus masculin comme des usines
désaffectées, des explosions et des courses
automobiles (ok, je viens juste d’inventer ça).
Bien entendu, l’usage des reflex numériques
reste minuscule comparé à celui des photophones
qui, d’après Strategy Analytics, se sont
vendus à raison de 500 millions d’unités
dans le monde en 2006, contre 85 millions trois ans auparavant.
Je ne suis pas sûr de la signification de tout
ceci, vu que tous les cellulaires offrent maintenant
des capacités photographiques, que l’on
s’en serve ou non. La dernière fois que
j’ai pris une photo avec un photophone était
l’année après leur introduction au
Canada. Bien entendu, je suis un type très vieux
et complètement largué par Flickr et Facebook.
Tout autant que je ne suis pas en permanente recherche
de la meilleure image de destruction et de misère
humaine dans la rue. Pour en rajouter une couche, Strategy
Analytics prédit que d’ici 2011, un tiers
de la population mondiale possèdera un photophone.
Tant mieux pour eux. 
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Peter:
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