Ce qu'il y a de plus surprenant
avec le Canon PowerShot Pro1, ce sont ses similitudes avec les
appareils compacts de la marque.
Bien que le Pro1 soit pourvu des modes de priorité et manuel, leur
plage de fonction et leurs capacités sont assez comparables à celles
de modes qui se trouvent sur les Canon compacts. En d'autres termes, les
fonctions offertes sur le Pro1 ne s'associent pas forcément avec
le label Pro.
Diaphragme: f7.1, vitesse: 1/100 s,
50 ISO.
Diaphragme: f3.2, vitesse: 1/125 s,
50 ISO.
En effet, la caractéristique
la plus intéressante du Pro1, à part sa résolution
de 8 megapixels, est son objectif zoom 7X qui couvre une plage
de focales équivalent à un 28~200 mm, ce qui le
place en directe compétition avec le Sony F828 et le Konica
Minolta A2.
L'optique du Pro1 est composée d'éléments à faible
dispersion et au fluorite pour contrôler l'aberration chromatique.
C'est une composition efficace et nous n'observons pas d'aberration chromatique, à part
faiblement à la plus grande ouverture.
Le rendu des couleurs est aussi
favorisé par une telle construction optique, l'usage de
verre de haute qualité et le traitement du processeur
DiGiC. Le Pro1 donne des images avec des couleurs brillantes
et bien naturelles.
En grand angle, l'objectif est l'équivalent d'un 28mm et cela permet
de capturer un généreux champ de vue, idéal pour les
paysages ou les photographie d'architecture.
Nous avons toutefois noté que
les photos capturées avec une grande ouverture (f2.4)
manquaient un peu de netteté sur les bords par rapport
au centre. En fermant le diaphragme entre f4 et f8, ce phénomène
disparaît et les images ont alors une netteté homogène.
Quelque soit l'ouverture en revanche, en grand angle les photos ne montrent
que très peu de distorsion et en télé la distorsion
en coussinet est négligeable, ce qui souligne la qualité de
la correction optique apporté à l'objectif du Pro1.
Diaphragme: f2.4, vitesse: 1/640 s,
50 ISO.
Somme toute, la qualité d'image
et les couleurs produites par le Pro1 sont excellentes, mais
il faut noter que la plus haute qualité d'image est obtenue
avec la sensibilité réglée sur 50 ISO. A
100 ISO, le bruit commence à apparaître dans les
images bien qu'à ce niveau il soit toujours discret.
Diaphragme: f4.0, vitesse: 1/1244 s,
50 ISO.
En revanche, à 200 et 400
ISO, le bruit est parfaitement identifiable dans les zones d'ombre.
Le Pro1 propose un filtre à densité neutre interne,
un dispositif introduit en premier lieu sur le G3. Ce filtre permet de
diminuer la sensibilité de l'appareil de l'équivalent de
3 diaphragmes, permettant d'obtenir des effets associés à des
vitesses basses même lorsque les conditions ne s'y prêtent
pas.
L'autofocus du Pro1 est fiable,
mais il nous est arrivé plusieurs fois de prendre des
photos avec l'indicateur de netteté allumé pour
constater par la suite qu'elles étaient légèrement
floues.
Bien que le Pro1 n'ait pas de lampe d'assistance AF, il est capable de
faire la mise au point dans de faibles conditions lumineuses. L'appareil
augmente la sensibilité du CCD au cours de la mise au point et ce
système fonctionne tant qu'il y a une source de lumière — même
faible — suffisante.
Diaphragme: f4.0, vitesse: 1/800 s,
50 ISO.
Diaphragme: f7.1, vitesse: 1/250 s,
50 ISO.
Il nous faut admettre que nous
avons été un peu déçus par le PowerShot
Pro1. Par exemple, si le Pro1 possède une bonne ergonomie
générale, la position des commandes qui se trouvent
sur l'arrête droite du dos n'est pas fameuse. De même,
alors que l'écran ACL est probablement le meilleur que
nous ayons vu, le viseur optique n'est pas génial.
Cette opinion partagée s'étend sur d'autres aspects du Pro1.
Par exemple, si la commande du
zoom est ingénieuse, permettant de zoomer dans les images
en mode play-back, les performances de l'AF sont en dessous
de ce que l'on pourrait espérer d'un appareil qui, au
moment ou nous écrivons ces lignes, est à un
prix comparable à celui du Canon EOS 300.