Avec une superbe finition et
une impressionnante résolution de 9 megapixels, un zoom optique
4X et une gamme assez complète de modes de capture, le FinePix
E900 devrait attirer un bon nombre de consommateurs.
De surcroît, comme le font un certain nombre d'appareils
Fujifilm récents, le FinePix E900 permet d'enregistrer ses
images
en format propriétaire RAW en plus du format JPEG, ce qui
représente une excellente option lorsqu'on désire tirer le
meilleur de son capteur Super CCD.
La résolution de 9 megapixels
du FinePix E900 favorise les impressions en 20 x
25 cm (8 x 10 pouces) — en fait il est possible d'aller
jusqu'à 19 x 25 cm (10 x 7.5 pouces) car le capteur à un ratio
de 4:3 — en conservant une définition de 348 ppp, ce
qui donne des images très détaillées.
Mais si le FinePix E900 est capable de produire d'excellentes
impressions depuis son format JPEG, lorsque ces images
sont observées à 100% sur un moniteur, leur netteté au niveau
des plus fins détails est un peu décevante.
La compression JPEG est un procédé de réduction de taille
de fichier basé sur l'élimination des fines nuances de couleurs.
C'est un processus assez agressif et les images souffrent
d'une perte de définition des fins détails et il est aussi
possible devoir des artefacts de compression.
Réglé à la plus haute qualité d'image en JPEG, 9M
Fin,
le FinePix E900 applique une compression de l'ordre de 6:1
dans le meilleur cas, car cela change en fonction du contenu
de l'image. Avec un tel niveau de compression, les images
observées à pleine taille sur un moniteur sont notablement
moins nettes que celles prises en format RAW.
Ceci souligne un des défauts de l'E500: il n'offre
pas vraiment de choix de compression et la seule alternative
est d'utiliser
le format RAW.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/125 s., 80 ISO.
Les images capturées en
format RAW ont une taille de fichier de 18.5
Mo, ce qui est toujours mieux que des images en format TIFF
qui feraient environ 27 Mo. Il faut environ 10 secondes à l'appareil
pour enregistrer une image. Bien entendu, un tel format est
très gourmant en espace mémoire et la carte xD de 16Mo livrée
dans le kit semble dérisoire.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/160 s., 80 ISO.
Il faut aussi noter que le
logiciel Fujifilm
permettant d'exploiter les images RAW se contente de les interpréter
puis de les enregistrer en format plus courant. Aucun outil
de retouche n'est proposé.
Ce n'est que dans Photoshop, ou
tout autre programme pouvant ouvrir
les
fichiers *.RAF produit par l'E900, qu'il est possible de
tirer un vrai bénéfice de ce format. Quand on voit la définition
des images prises en format RAW, on constate l'étendue de la
perte de détails occasionnée par la compression JPEG.
Le FinePix E900 est pourvu de
trois types de mesure de lumière. Par défaut, il utilise une
mesure appelée Multi qui divise l'image en 64
segments, effectue une mesure dans chacun d'eux, puis essaie
de "reconnaître la scène" afin de déterminer
l'exposition la plus adaptée.
Le plus souvent, cette mesure de lumière donne des images
parfaitement exposées. Pourtant, lorsque l'image contient
une très forte variation de luminosité, les images obtenues
perdent du détails dans les hautes lumières — avant d'en
perdre dans les ombres — et la mesure moyenne peut donner
dans certains cas une exposition plus équilibrée.
S'il est possible de discerner
du bruit dans les images à toutes les sensibilités ISO,
il est beaucoup moins visible aux plus petites résolutions.
En fait, le bruit dans les images augmente avec la résolution.
Par exemple, une image de 2 megapixels prise à 800 ISO est
plus exploitable qu'à 9 megapixels.
A la résolution de 9 megapixels, le bruit reste
assez bien contenu jusqu'à 80 ISO et même 100 ISO,
ne devenant vraiment visible qu'à partir de 200 ISO.
Il est omniprésent à 400 et 800 ISO.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/100 s., 80 ISO.
Le FinePix E900
hérite d'un trait de caractère typique des appareils de la
marque: il reproduit très fidèlement les couleurs.
Le FinePix E900 est par ailleurs un appareil très rapide,
tant au démarrage que lors des opérations. Comme nous l'avions
mentionné dans la section Ergonomie, il faut d'ailleurs être
prudent avec le déclencheur, car l'appareil peut capturer
une image avant même que l'autofocus ait fait la mise au
point.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/105 s., 80 ISO.
Enfin, sur le plan optique,
les images ne montrent dans l'ensemble pas d'aberration chromatique.
Comme bien souvent, ce n'est qu'en bordure de forts contrastes
et en grand angle qu'elle apparaît. Au-delà du grand angle,
elle n'est pas discernable. Il est aussi possible de voir parfois
une distorsion en barillet en grand angle. Sur le modèle que
nous avons testé, il était possible de voir une légère perte
de netteté dans les angles en grand angle et à pleine ouverture.
Il n'y a en revanche pas de distorsion
en télé. Il faut toutefois prêter attention à l’ouverture maximale
de
f5.6 à la focale la plus longue, car elle peut occasionner une
perte de vitesse importante et entraîner un flou de bougé.
Le test du FinePix E900 nous
a donné des résultats un peu inattendus. Son format RAW montre
qu'il est capable de capturer des images de très haute qualité,
mais son meilleur format JPEG applique — à notre avis — une
compression bien trop forte. Pourtant, lorsqu'une image en
format JPEG 9M Fin est imprimée, la photo parait suffisamment
détaillée et le processus d'impression gomme ses imperfections.
Les couleurs sont par contre parfaites. L'impression offre
aussi l'avantage de faire disparaître jusqu'à un certain point
les traces de bruit.
Si c'est l'usage prévu pour les images capturées avec le FinePix
E900, sa résolution de 9 megapixels devrait s'avérer très séduisante.