Fujifilm a choisi de doter le F50fd d'un capteur Super
CCD HR (haute résolution) de 12 megapixels, à la
suite du le F40fd, un modèle de 8 megapixels.
Les
dimensions physiques du capteur du F50fd étant
identiques à celles du Super CCD du F40fd,
on a donc affaire à un accroissement assez important
de la densité de pixels. Très souvent, ce phénomène
se traduit par une augmentation du bruit dans les images.
Diaphragme: f5, vitesse: 1/14 s., 400 ISO.
Diaphragme: f4, vitesse: 1/30 s., 100 ISO.
C'est effectivement
le cas avec le F50fd. Par rapport au F40fd,
ce nouveau modèle est manifestement plus bruyant.
Dès 100 ISO, lorsque les conditions climatiques ne
sont pas bonnes, on peut voire
du bruit dans les ombres. On peut toutefois utiliser une
sensibilité allant jusqu'à 400
ISO, car l'accroissement du bruit reste faible entre 100
et 400 ISO. Au-delà, à 800 ISO, le bruit devient
vraiment visible et le traitement post-capture occasionne
la perte des plus fins détails.
Et, comme nous l'avons
déjà signalé aux cours de tests récents, les images prises
à 3200 et 6400 ISO, bien qu'enregistrées à une
résolution égale ou inférieure
à 6 megapixels et 3 megapixels respectivement, n'ont
de photographique que le nom, s'apparentant plus à des
oeuvres impressionnistes.
En d'autres termes, cela
n'empêche
pas de se servir de la sensibilité en Auto en
fixant le maximum du gain à 400 ISO,
ce qui permet d'obtenir des images nettes de sujets mobiles
par exemple.
Le FinePix
F50fd est par ailleurs
doté d'un système de stabilisation d'image basé sur des oscillations
de son capteur (CCD Shift) contrecarrant les mouvements involontaires
du photographe. En associant ces deux principes, on peut
obtenir des images nettes même dans des conditions d'éclairage
déplorables.
Diaphragme: f5, vitesse: 1/18 s., 400 ISO.
L'autofocus est
rapide et performant, ne provoquant aucun délai perceptible
au déclenchement. La
mesure de lumière multizone sur 256 segments est
superbe et extrêmement fiable, délivrant avec
régularité des expositions bien équilibrées
même lorsque le sujet est fortement contrasté.
Le rendu des couleurs est aussi excellent avec les réglages
par défaut de l'appareil. De surcroît, le réglage F-Chrome du
menu Photo accentue la saturation de façon fort agréable, ce
qui est tout indiqué lorsque les images sont destinées à l'impression.
Diaphragme: f3, vitesse: 1/18 s., 200 ISO.
Sur le plan optique, le F50fd est
doté d'un objectif Fujinon similaire à celui du F40fd.
Le zoom optique 3X est de bonne facture et le seul reproche
que l'on pourrait
lui faire est de manquer un peu de piqué en grand
angle, dans les coins de l'image. Ce phénomène
disparaît dès que
l'on dépasse la focale la plus courte.
La netteté
est excellente et homogène sur le reste de la plage focale.
Les distorsions sont imperceptibles à toutes les
focales et l'aberration chromatique est absente.
Avec une résolution de
12 megapixels, le F50fd offre une définition
suffisante pour faire du recadrage de façon raisonnable,
tout en conservant une image parfaitement imprimable à 20
x 25 cm (8 x 10 pouces). Il est dommage que le niveau de
compression le plus faible ne soit disponible qu'à la
plus haute résolution, toutes les autres tailles d'image étant
limitées à une compression beaucoup plus forte.
En format 12M Fine,
le taux de compression moyen de 7.5:1
dans les meilleurs cas, ce qui est assez élevé.
Si le sujet est complexe, on pourra facilement voir un lissage
un peu
trop important au niveau des plus fins détails d'une
image observée à 100% sur un moniteur. Si l'image
est bruyante, le passage de la compression occasionne une
perte encore plus importante
de netteté. Tout cela est bien visible sur un moniteur
et
à 100%, mais le processus d'impression donne des
résultats
beaucoup plus flatteurs.
Diaphragme: f5.1, vitesse: 1/180 s., 100 ISO.
Le flash intégré du
F50fd a
une puissance assez limitée. Pour accroître
sa portée, il
est préférable de régler la sensibilité sur
Auto (400) et de laisser l'appareil faire du gain librement.
Le plus souvent,
cela se traduira par la capture d'une image à 400
ISO, avec du bruit visible discernable mais avec un éclairage
satisfaisant. Attention toutefois à l'usage du zoom,
car lorsque l'ouverture du diaphragme devient trop faible,
la
portée du flash diminue drastiquement.
Le Fujifilm F50fd est un
appareil qui nous laisse au final un sentiment assez mitigé.
On apprécie beaucoup les possibilités qu'il offre grâce à
ses modes avancés comme la priorité Diaphragme et la priorité
Vitesse, son mode Nocturne avec un temps de pose pouvant
aller jusqu'à 8 secondes, ainsi que son mode Lumière Naturelle
qui peut raisonnablement sauver une capture dans des conditions
extrêmes. Toutefois, les bénéfices délivrés par son capteur
de 12 megapixels sont limités par la présence de bruit dès
que les conditions d'éclairage ne sont pas parfaites, même
à 100 ISO. Toutefois, ses images
laissent une impression très favorable lorsqu'on les observe
à taille réduite ou lorsqu'elles sont imprimées. Les couleurs
sont tout simplement excellentes.