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Fujifilm FinePix S9100/S9600

Testé en janvier 2007

Qualité d'image

Ergonomie
Caractéristiques
Qualité d'image
Interface & Logiciel
Vues de l'appareil
Photos Test
Spécifications
Notre Opinion
Diaphragme: f3.4, vitesse: 1/240 s., 80 ISO.

Il est difficile de considérer le FinePix S9100/S9600 comme un nouvel appareil. A l'exception de l'agrandissement du moniteur de 1.8" à 2" de diagonale, sur tous les autres aspects portant sur les manipulations de l'appareil — que se soit au niveau des commandes externes ou des menus — le S9100/S9600 est identique au S9000/S9500.

Les modifications apportées sont en effet complètement internes.

Le FinePix S9100/S9600 est décrit comme offrant les améliorations suivantes:

  • Une netteté et résolution accrues grâce à de nouveaux algorithmes de traitement d'image.
  • Une amélioration des temps de réponse de l'appareil pour l'autofocus, permettant à l'utilisateur de composer, de cadrer et de prendre des photos de sujets en mouvements sans retard, particulièrement dans l’obscurité (jusqu'à 40 % plus rapide).
  • Un nouveau système de Flash Intelligent assurant une exposition parfaite du premier plan avec un arrière-plan net et bien exposé.

Par ailleurs, le logiciel le plus abouti de Fujifilm pour le traitement des images RAW, Hyper Utility 2, qui était jusqu'à présent optionnel, est livré en kit avec le FinePix S9100/S9600.

Le premier point énoncé, une amélioration de la netteté et de la résolution, ne nous est pas apparu comme flagrant.

Une comparaison minutieuse entre les images capturées avec le S9000/S9500 datant de la fin 2005 et celles provenant du S9100/S9600 au début de 2007 ne montrent pas de claires différences.

Par exemple, comme avec le modèle précédent, les images ne contiennent pas vraiment de bruit à 80 ISO. Celui-ci augmente raisonnablement à 100, 200 et 400 ISO, niveau à partir duquel il devient très visible.

Diaphragme: f4.9, vitesse: 1/75 s., 80 ISO.

A 800 et 1600 ISO, les images observées à 100% sur un moniteur sont pixellisées et ne contiennent que peu de détails, que ce soit sous l'éclairage solaire direct ou avec le flash. On pourra toutefois se consoler avec des images de 9 megapixels capturées avec une forte sensibilité ISO qui s'impriment de façon acceptable en 10 x 15cm (4 x 6").

Diaphragme: f6.4, vitesse: 1/450 s., 80 ISO.

Pourvu du même capteur et du même objectif que son prédécesseur, les images du S9100/S9600 présentent les mêmes caractéristiques.

Celles qui ont été capturées en grand angle peuvent être sujettes à l'aberration chromatique, mais aucune distorsion en barillet n'est discernable, sauf lorsque le sujet est très proche. Elles sont toutefois un peu moins piquées que celles capturées aux autres focales.

A l'extension complète du zoom, la netteté est très bonne et il n'y a pas de distorsion en coussinet. Vu que l'appareil ne dispose pas de système de stabilisation d'image — le mode de Stabilisation ne fait qu'augmenter la sensibilité ISO — il faut être vigilant lorsqu'on utilise les plus longues focales.

Selon le communiqué de presse, le S9100/S9600 a reçu une amélioration sur le plan de l'autofocus. S'il est possible que l'autofocus du S9100/S9600 soit un peu plus rapide dans des conditions de faible éclairage, il dispose du même système d'assistance basé sur la projection d'une trame lumineuse verte sur le sujet et tous les autres aspects du fonctionnement de son autofocus correspond à ce que nous avions observé sur le S9000/S9500...

Diaphragme: f6.4, vitesse: 1/340 s., 80 ISO.

La troisième mise à jour apportée au S9100/S9600 s'applique à la photographie au flash. Le flash intelligent n'opère que dans les modes utilisant le gain de sensibilité automatique car ce système est basé sur l'augmentation de la sensibilité ISO afin de garantir un arrière-plan éclairé. Dans tous les autres modes (P, S, A et M), l'appareil propose à la place une option très efficace de compensation d'exposition.

Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/420 s., 80 ISO.

Une autre modification apportée à ce modèle se trouve au niveau du format RAW. Par défaut, les fichiers sont préréglés pour délivrer des images de 4864 x 3648 pixels, autrement dit l'équivalent de 18 megapixels au lieu des 9.1 megapixels effectivement capturés par l'appareil (3488 x 2616 pixels). Le logiciel de développement produit ainsi des fichiers de 52 Mo en format TIFF, au lieu des très respectables 26 Mo d'une image TIFF de 9.1 megapixels. Cette interpolation occasionne l'apparition d'artefacts visibles, ce qui annule tout avantage.

Bien qu'il soit vendu avec le logiciel haut de gamme de Fujifilm pour le traitement de fichier RAW, le programme est assez lent et son interface est pour le moins complexe. Par ailleurs, il faut noter que le logiciel que nous avons reçu avec l'appareil de test était manifestement optimisé pour les FinePix S20 Pro, S2 Pro et S3 Pro.

Du coup, nous avons invariablement obtenu de meilleures images directement en format JPEG qu'en format RAW.

De fait, le résultat produit par le traitement interne du format JPEG Fin est très similaire à ce que nous avions observé sur le S9000/S9500. La mesure de lumière sur 256 segments est très précise et fiable. On note son efficacité avec les scènes enneigées de cette époque de l'année. Il n'est pas nécessaire de faire une compensation d'exposition, l'appareil interprétant correctement l'importante surface réfléchissante de la neige.

Diaphragme: f3.1, vitesse: 1/125 s., 400 ISO.

Et comme nous l'avons souvent dit avec les appareils pourvus de Super CCD Fujifilm, le rendu des couleurs est remarquable.

Tout ceci pris en compte, le "nouveau" FinePix S9100/S9600 aurait pu être une occasion parfaite pour Fujifilm d'offrir une plus grande flexibilité sur le plan de la qualité d'image. Seule la plus grande taille d'image permet de changer le niveau de compression JPEG et même à la plus faible, Fine, le taux avoisine les 6:1.

A notre avis, le FinePix S9100/S9600 s'apparente plus à une rapide révision du S9000/S9500. Si ce dernier était effectivement un appareil au dessus de la moyenne lorsqu'il a été présenté au cours de l'année 2005, nous sommes maintenant en 2007 et beaucoup de développements se sont produits dans l'univers du numérique entre temps.

Basé sur une ergonomie de reflex, le S9100/S9600 n'en offre pour autant pas la flexibilité, ni la qualité d'image. Avec un prix s'approchant de celui d'un reflex d'entrée de gamme, le S9100/S9600 se retrouve face à une compétition féroce.

Fujifilm FinePix S9100/S9600

Testé en janvier 2007

Qualité d'image

Ergonomie
Caractéristiques
Qualité d'image
Interface & Logiciel
Vues de l'appareil
Photos Test
Spécifications
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