Le G1 est un des modèles
de la nouvelle gamme de compacts numériques commercialisés
par GE. Si cette marque est bien connue dans l'univers de
l'électroménager ou de l'électronique
grand public et même
des moteurs d'avions de ligne, ce n'est pas le cas dans le
domaine de la photographie.
Le G1, construit en Chine, partage un certain nombre de
caractéristiques avec d'autres appareils compacts
numériques de même
origine.
Diaphragme: f4.3, vitesse:
1/147 s., 80 ISO.
Diaphragme: f5.7, vitesse:
1/95 s., 80 ISO.
A l'usage, bien qu'il soit
très facile de le glisser dans une poche et de l'emporter
partout sur soi, le G1 demande un temps d'adaptation. Par
exemple, l'emplacement de la commande de zoom gêne
un peu lorsqu'on tâtonne pour trouver le déclencheur,
et
dans
les premiers temps il n'est pas rare de changer la focale
en essayant de déclencher.
Il en va de même pour le positionnement de l'objectif
et surtout de la lampe d'assistance d'AF, qu'il faudra veiller
à ne pas obstruer avec les doigts de la main gauche.
Le G1 est manifestement conçu
comme un appareil compact tout simple et d'entrée
de gamme. Du coup, il n'est pas particulièrement rapide
aux cours des opérations, mais le délai au
déclenchement est raisonnable
dès que la mise au point est faite. Tous les modes dont il
est pourvu sont automatiques et, à l'exception du
mode Manuel, les paramètres restent sous contrôle
de l'appareil.
Deux programmes résultats se détachent du groupe relativement
commun de modes scènes: le mode de stabilisation électronique
et le mode panoramique. Le premier laisse l'appareil faire
du gain jusqu'à 1600 ISO afin de disposer d'une vitesse plus
haute et donc d'éviter un flou de bougé. Regrettablement,
les images deviennent rapidement assez bruyantes et cela
en limite l'efficacité.
En effet, lorsque la sensibilité
ISO reste en-dessous de
200 ISO, le bruit n'est pas flagrant. Entre 80 et 100 ISO,
il reste cantonné aux zones sombres et ne devient visible
que lorsqu'on essaie de les éclaircir.
A 200 et 400 ISO,
le bruit devient très visible et il est difficile d'exploiter
ces sensibilités. Du coup, celles de 800 et 1600 ISO s'avèrent
presque inutilisables, surtout que les images prennent
des apparences d'aquarelles.
Diaphragme: f4.3, vitesse: 1/172
s., 80 ISO.
Le second mode, Panoramique,
permet de capturer une série de trois images et les assemble
automatiquement en panorama, présentant ensuite le résultat
sur le moniteur. Il est toutefois dommage que les images
originales ne soient pas enregistrées. Si ce mode est amusant
à essayer, les images qu'il produit ne sont pas aussi bonnes
que celles obtenues avec un logiciel dédié et il est presque
toujours possible de voir la zone de jonction entre deux
images.
Diaphragme: f4.3, vitesse: 1/54 s., 94 ISO.
La mesure de lumière employée
par défaut est de type multizone, c'est-à-dire qu'elle effectue
un certain nombre de mesures dans l'image, puis les combine
pour déterminer l'exposition correcte.
Elle est dans l'ensemble performante et on obtient sans
effort des images correctement exposées. Il faut toutefois
noter une préférence pour les hautes lumières et les détails
dans les ombres profondes sont les premiers à disparaître.
Le G1 propose trois niveaux
de compression JPEG pour enregistrer les
images. La plus haute qualité d'image (BQ pour
Best Quality) applique un taux de compression de l'ordre
de 8:1 à 10:1,
suivant la complexité du sujet. Un tel niveau de compression
a un impact certain sur la netteté des plus fins détails
et cela se voit lorsque les images sont observées à 100%
sur un moniteur.
La compression du G1 donne
au final des images dont la netteté est globalement assez
douce, surtout lorsque le sujet est complexe.
Les photos révèlent par ailleurs une distorsion en barillet
au grand angle — surtout visible lorsque le sujet est assez
proche — et aussi un peu de distorsion en coussinet au grand
angle. Il n'y a, par contre, pas d'aberration chromatique
perceptible sur l'ensemble de la plage focale.
Diaphragme: f3.5, vitesse: 1/132 s., 80 ISO.
Le flash intégré du G1 n'a pas
une grande puissance et suffit pour déboucher les ombres de
l'avant-plan, mais pas pour servir de source de lumière principale.
Il est possible d'en accroître un peu la portée en utilisant
la sensibilité Auto, l'appareil pouvant alors faire du gain
pour capturer une image plus claire.
Le G1 donne des impressions en 12 x 18 cm (5 x
7 pouces) de très bonne qualité, car elles gomment la plupart
des petits défauts des images. En revanche, les impressions
de 20 x 25 cm (8 x 10 pouces) montrent le bruit dans les
zones d'ombre et n'ont qu'une netteté relative à cause de
la compression. Il faut donc être prudent dans le choix des images
que l'on désire agrandir.
Le G1 a tout pour satisfaire
les besoins d'utilisateurs d'appareils compacts simples,
mais il fait face à une compétition féroce
de la part de constructeurs réputés dans le
domaine de la photographie. Le
G1
est bien évidemment destiné aux
débutants et il ne serait
pas étonnant que la marque commercialise des appareils
beaucoup plus évolués par la suite. En attendant,
le prix auquel ce modèle est annoncé ne joue
pas en sa faveur sur le marché
actuel.