Le fait que Kodak puisse
vendre un zoom 12X à stabilisation
optique pour un prix aussi compétitif que celui du Z712IS
en dit long sur l'évolution de cette technologie. De plus,
le zoom Schneider-Kreuznach a dans l'ensemble de très bonnes
caractéristiques optiques.
Il souffre un peu de distorsion en barillet au grand angle,
mais au-delà de la focale la plus courte, celle-ci disparaît.
Toujours en grand angle, on peut aussi parfois voir une aberration
chromatique en bordure de forts contrastes et la netteté,
surtout à f2.8,
est un peu douce.
Diaphragme: f3.2; vitesse:
1/60 s., 64 ISO, 62 mm (équiv.)
Diaphragme: f4.8; vitesse:
1/320 s., 64 ISO, 432 mm (équiv.)
Sur le reste de la plage
focale, y compris à l'extension maximale du zoom, aucune
distorsion ou aberration n'apparaît. Les images sont parfaitement
nettes et seule la compression peut avoir un effet sur les
plus fins détails.
En effet, le Z712 IS propose trois niveaux de compression,
un choix qui est trop souvent omis sur les appareils compacts
actuellement. Il est néanmoins regrettable que la compression
la plus faible soit trop importante, surtout avec les sujets
distants.
Bien que cela dépende beaucoup
du sujet, la plupart du temps le niveau de compression appliqué
en format JPEG Fine est de l'ordre de 12:1. Avec un tel
ratio, les détails des images complexes — textures
de vêtements ou naturelles comme l'herbe ou les feuillages
par exemple —
perdent un peu de définition lorsque les images sont observées
100% sur un moniteur.
Les autres niveaux de compression,
s'ils peuvent s'avérer utiles lorsqu'il est impératif d'économiser
la mémoire, sont vraiment élevés et ont un impact marqué
sur la qualité d'image.
Bien que le Z712 IS enregistre toutes ses images en format
JPEG, cette opération n'est pas des plus rapides.
Par exemple, une image de 7MP Fine prend environ 5 secondes
d'enregistrement.
Cela dénote un peu par rapport à la rapidité d'exécution
de l'appareil qui par ailleurs répond très
vite aux manipulations.
Diaphragme: f4.8, vitesse:
1/250 s., 64 ISO, 432 mm (équiv.)
Autrement dit, il semble que
l’équipement du Z712IS ait subi quelques
coupes pour en faire baisser le prix. Comme autre exemple,
le moniteur de 2.5 pouces
n'a qu'une résolution moyenne et le viseur électronique,
quoique bien défini, ne dispose pas de correction
dioptrique, ce qui est pénalisant pour les porteurs
de lunettes.
Diaphragme: f3.7; vitesse:
1/500 s., 64 ISO, 160 mm (équiv.)
Le Z712 IS que nous avons
testé avait un petit défaut: l'autofocus, bien que rapide,
n'était pas toujours précis, même avec le collimateur central
fixé et avec un sujet bien contrasté. L'appareil
confirmait la mise au point, mais certaines se sont avérées floues.
Le Z712IS offre un large panel de modes de capture, comprenant
les modes débrayables P, A, S et M et un grand choix de programmes
résultats.
Comme la plupart des appareils
actuels, le Kodak Z712IS possède un système de reconnaissance
de visage lorsqu'il est en mode Portrait, ainsi qu'un mode
Haute sensibilité. Si la reconnaissance de visage est très
efficace, le second mode est beaucoup moins convainquant
à cause du bruit généré aux hautes sensibilités.
Le Z712IS offre aussi un mode Panorama qui assemble une
série d'images de façon automatique,
sans avoir recours à un ordinateur.
Les résultats obtenus sont étonnamment bons — beaucoup
plus réussis lorsqu'on évite de se servir du grand angle
afin de minimiser les distorsions.
Diaphragme: f3.2; vitesse:
1/500 s., 64 ISO, 55 mm (équiv.)
Une des caractéristiques
les plus avantageuses du Z712 IS est sa capacité à reproduire
avec une grande fidélité les couleurs. En
extérieur et en utilisant la mesure multizone et le réglage
du blanc automatique,
les couleurs obtenues sont parfaitement naturelles.
Sur le plan de la sensibilité, on peut sans crainte la pousser
jusqu'à 400 ISO. Il n'y a pas de trace de bruit entre 64
et
100 ISO et il n'augmente que très raisonnablement à 200 ISO,
restant suffisamment faible pour ne pas affecter la qualité
d'image.
Diaphragme: f3.2; vitesse:
1/125 s., 64 ISO, 148 mm (équiv.)
On constate une légère
propagation du bruit à 400 ISO, mais en prenant garde
d'éviter toute sous-exposition,
les images obtenues sont tout à fait utilisables. A
800 ISO, en revanche, elles deviennent assez bruyantes et à 1600
ISO elles ressemblent à des aquarelles.
Le Kodak EasyShare
Z712 IS représente un excellent rapport qualité/prix. Certes,
la compression de la plus haute qualité d'image nous semble
un peu forte lorsque les photos sont observées à 100% sur
un moniteur et son écran manque un peu de définition,
mais sa capacité à reproduire les couleurs de façon précise
et son très bon zoom 12X stabilisé en font un appareil digne
de considération. Il ne fait aucun doute qu'il constitue
une alternative très sérieuse par rapport à des offres concurrentes
bien plus onéreuses.