Le DMC-FZ50 est construit
sur l'excellente fondation de la gamme FZ de Panasonic. Ces
appareils utilisent des objectifs Leica DC, procurant
l'avantage d'un zoom de très grande amplitude (12X)
et intégrant la très performante stabilisation
optique Mega O.I.S.
Le FZ50 intègre un capteur de 10.1 megapixels au
ratio 4:3. De plus, il offre la possibilité d'enregistrer
les images en format 3:2 et 16:9 en
les recardrant, en supprimant une bande en haut
et en bas plus ou moins large.
Diaphragme: f3.2, vitesse: 1/10 s., 100 ISO.
Sur le plan optique, rien de nouveau:
on retrouve l'excellent zoom monté sur le FZ30 et du
coup le FZ50 hérite de ses caractéristiques.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/250 s., 100 ISO
Les
distorsions sont fort bien contrôlées sur toute
la plage focale, y compris à ses
extrémités, c'est-à-dire à 35mm
et à 420mm. Ce n'est qu'en mode Macro et en faisant
coïncider
une droite avec un bord de l'image qu'il est possible de
voir une petite distorsion en barillet.
On note aussi qu'aucune
aberration chromatique n'est perceptible dans les images
produites par le FZ50, même avec un fort contraste.
Ceci nous amène aux formats
image offerts par le FZ50: il propose d'enregistrer
les images en format RAW ou en format JPEG, ce dernier pouvant
recevoir deux niveaux de compression.
Il devient rapidement évident
que même au niveau de compression le plus faible, le
format JPEG ne rend pas justice aux qualités optiques du
FZ50. Le processus de compression s'accompagne de la création
d'artefacts et les nuances de couleurs
les plus subtiles sont éliminées. Du coup,
tous les fins détails
perdent leur définition. Si ce format permet de capturer
rapidement des images, lorsqu'elles sont imprimées les artefacts
deviennent visibles lorsque la taille d'impression excède
les 20 x 25 cm (8 x 10").
Diaphragme f2.8, vitesse: 1/2 s., 100 ISO.
Un autre facteur qui prend une
ampleur importante lorsqu'on utilise le mode JPEG est le
bruit. Le FZ50 y est assez sensible, dès 100 ISO. Les images
ont tendance
à montrer des points de couleurs aléatoires dans
les zones de couleurs uniformes dès
que l'éclairage
n'est pas optimum. Ce phénomène amplifie les
effets de la compression.
Panasonic équipe le FZ50 du processeur de traitement
d'image LS Engine Venus III qui intègre l'option d'ISO
intelligent.
Diaphragme: f3.6, vitesse: 1/2 s., 100 ISO.
Ce principe
de contrôle automatique de l'ISO fait du gain
d'une façon
novatrice. Au lieu de ne prendre en compte que la vitesse
d'obturation
et la focale utilisée pour la capture, il intègre
non seulement l'usage de la stabilisation optique, mais
aussi détecte le mouvement de l'appareil (suivi du
sujet par exemple).
Ainsi, il évite
de faire du gain de façon aussi importante qu'avec
le réglage ISO Auto, afin de conserver le bruit au niveau
le plus faible possible.
En utilisant le
format RAW du FZ50, on se rend immédiatement compte
du potentiel de l'appareil. Le gamut des informations colorées
enregistrées
par le capteur n'est pas réduit par une
compression destructive et, bien que les images contiennent du
bruit, elles sont aussi beaucoup plus détaillées.
Silkypix, le logiciel fourni par Panasonic,
permet d'éliminer 99% du bruit visible dans les images prises
avec une faible sensiblité ISO, mais aussi d'affiner la netteté
des images pour masquer les effets de la réduction du bruit.
Du coup, les résultats obtenus, qui peuvent être enregistrés
en format TIFF ou
JPEG — avec une compression
plus faible mais pourtant une plus petite taille de fichier
—, sont nettes et libres de bruit.
Toujours est-il qu'à 400 ISO et plus, la
réduction du bruit devient moins efficace car il y a trop
de bruit à soustraire dans les images.
Diaphragme: f2.8, vitesse: 1/25 s., 100 ISO.
Les fichiers RAW
sont beaucoup plus lourds (19.4 Mo) que les images JPEG et
il faut environ 6 secondes à l'appareil pour les enregistrer,
laps de temps durant lequel aucune autre opération
n'est possible. Du coup, il n'y a pas de cadence rafale disponible.
Dans la même veine que les observations
que nous venons de faire, la photographie au flash avec le
FZ50 ne peut être envisagée uniquement avec son flash intégré.
Celui-ci est bien adapté pour déboucher les ombres en fill-in,
offrant une couverture homogène à toutes les focales. Mais
sa portée
est
somme toute
limitée
et il n'est pas vraiment possible de l'augmenter en faisant
du gain sur la sensibilité ISO. La griffe porte-flash
permet d'utiliser
un flash externe comme
le FL500, beaucoup plus puissant et flexible.
Au bout du compte, bien que
le FZ50 soit plus sensible au bruit que le FZ30, il devrait
délivrer des résultats aussi bons que ce dernier.
Pourtant, lorsque les images sont capturées en format
JPEG, les artefacts sont visibles et les photos s'avèrent
globalement décevantes.
C'est à notre avis dû au traitement post-capture
prenant place dans
l'appareil. Pour tirer le meilleur parti du FZ50, il est nécessaire
de prendre les photos en format RAW puis de les traiter
dans SilkyPix.