Le Panasonic DMC-FZ8 est
la dernière mise à jour du bridge offrant
un zoom optique 12X et l'excellente stabilisation
optique Mega O.I.S.
Cette dernière est essentielle pour pouvoir capturer
des images nettes aux focales les plus longues d'un zoom
de telle amplitude.
Malgré ses caractéristiques intimidantes, le DMC-FZ8
est aussi pourvu d'automatismes poussés, le mettant à la
portée d'utilisateurs novices.
Son mode Simple,
par exemple, le rend aussi facile à utiliser qu'un appareil
compact: il suffit litéralement de cadrer et de déclencher.
Les programmes résultats
couvrent de surcroît
les situations les plus courantes, optimisant les paramètres
de capture afin de délivrer les meilleurs résultats
possibles sans intervention de l'opérateur.
Enfin, les modes P (avec
la possibilité de faire du décalage de programme), A, S et M conviendront aux amateurs avancés, désirant exploiter
toutes les possibilités offertes par le DMC-FZ8, comme par
exemple sa plage de vitesses allant jusqu'à 60 secondes.
Son objectif est assez impressionnant: malgré une
amplitude
étendue, le zoom est dépourvu de distorsion
optique gênante
— celle en barillet n'est visible qu'en mode Macro
quand l'objectif est en grand
angle — et l'aberration
chromatique est très bien contrôlée.
Diaphragme: f8, vitesse: 3.2 s., 100 ISO.
Pourtant, le DMC-FZ8 s'avère
décevant lorsqu'on s'en sert en format JPEG,
même avec la compression la plus faible ().
En utilisant les réglages d'origine du traitement
post-capture, les images contiennent des artefacts plus
ou moins prononcés
lorsqu'elles sont observées à 100% sur un moniteur.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/200 s., 100 ISO.
Les plus fins détails manquent
de définition, surtout dans les photos prises en grand angle
qui ont tendance
à être moins piquées que celles capturées
aux autres focales de l'objectif. De plus, même au niveau
de sensibilité le plus faible de 100 ISO, les images qui
sont bien exposées contiennent des traces de bruit, phénomène
qui semble accentué
par
le passage de la compression.
Il est nécessaire de changer certains des paramètres
de l'option Réglage d'image du menu
de capture pour obtenir des meilleurs résultats.
En ajustant les options d'accentuation
de contraste
et de réduction du bruit sur faible,
les images capturées en format JEPG
avec la plus faible compression perdent une partie
de leur granulosité. Du coup, le format JPEG
s'avère adapté pour les photos
destinées à l'impression
en 10 x 15cm (4 x 6") et 13 x 18cm (5 x 7"), car
ce processus élimine leur imperfections
et artefacts.
A la différence de son prédécesseur
n'offrant que le format TIFF comme alternative, le DMC-FZ8
propose un format RAW.
C'est incontestablement l'option la plus indiquée pour
capturer les meilleures images possibles avec cet appareil.
Dans ce format, il enregistre
les informations brutes provenant de son CCD, sans leur appliquer
de traitement post-capture autre
que la réduction du bruit si elle est nécessaire,
mais en enregistrant dans le fichier les réglages
de l'appareil. En développant les images dans SilkyPix,
le logiciel
livré en kit, il est possible de faire des modifications
subtiles sur l'exposition, le réglage du blanc, la
netteté et surtout
sur la réduction
du bruit chromatique et celui de luminance.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/200 s., 100
ISO.
Il faut toutefois signaler que
l'usage du format RAW ne permet pas de se servir de la
cadence rafale,
chaque image prenant plusieurs secondes pour être enregistrée
en fichier de 11.8 Mo.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/400 s., 100 ISO.
Le format RAW n'offre pas non plus de
bénéfice notable lorsqu'on se sert des sensibilités ISO les
plus élevées.
Par exemple, le mode Sensibilité élevée utilise
une sensibilité équivalente à 3200 ISO et délivre des images
ayant l'apparence d'aquarelles. Si cela peut convenir pour
certains sujets, les résultats seront très décevants si
l'on essaie de photographier des membres de la famille avec
un
faible éclairage. La sensibilité maximale de 1250 ISO des
autres modes donne elle aussi des images très bruyantes.
Comme nous l'avons mentionné
plus tôt, il est possible de voir du bruit dans les
images capturées à 100 ISO. Toutefois, le bruit
n'augmente que de façon marginale à 200 ISO,
ainsi qu'à 400 ISO. A 800 et
1250 ISO, il est trop important et limite l'usage qu'il
est possible d'en faire.
Le flash intégré du FZ8 fonctionne plutôt
bien. A 100 ISO, il a une portée efficace d'environ
2 mètres
(6.5"). Lorsqu'on s'en sert pour faire du fill-in, la
mesure de lumière l'intègre parfaitement avec
l'éclairage ambiant,
ce qui donne des images agréablement éclairées.
Il est évident que le Panasonic
DMC-FZ8 est plus sensible au bruit que ce que nous avions
espéré. Fort heureusement, il offre un mode RAW qui permet
de corriger rapidement et avec un minimum d'effort
les petites imperfections de ses images avec le logiciel
l'accompagnant. Mais la vraie astuce est de modifier dés
le départ les accentuations de contraste et de réduction
du bruit dans son menu d'enregistrement, afin de disposer
de fichiers immédiatement plus agréables. Regrettablement,
ces modifications ne peuvent être faites que dans les
modes avancés du FZ8.