Si le nombre d'appareils novateurs arrivant
sur le marché est indicateur de sa santé, l'univers
de la photographie numérique et les possibilités
qu'il offre aujourd'hui montrent bien à quel point
les ingénieurs sont à l'écoute des consommateurs.
Le nouveau Panasonic Lumix DMC-TZ1, avec son optique particulière,
en est une bonne illustration.
Le principe derrière son objectif s'avère élégant
et pratique. Au premier coup d'oeil, l'appareil semble ne
disposer que d'un zoom 3X banal.
Grâce à la combinaison d'optiques et d'un
prisme, une portion de l'objectif Leica s'étend fort peu
hors du boîtier lorsque le zoom est actionné. Tout le reste
du déplacement des optiques s'effectue dans le corps de l'appareil,
avec une trajectoire horizontale.
Cela donne au final un zoom
10X super compact, de surcroît stabilisé.
L'objectif intègre par ailleurs trois surfaces asphériques
afin de corriger les distorsions. Effectivement, le grand
angle du zoom du TZ1 ne souffre quasiment pas de distorsion
en barillet et aucune distorsion n'est visible au télé.
De même, avec un fort contraste les images ne montrent
aucune aberration chromatique, un phénomène
affectant souvent les longues focales.
Diaphragme: f3.9, vitesse: 1/200 s., 80 ISO.
Comparable à un 35 - 350 mm en 35mm,
l'objectif conf ère
une grande souplesse d'utilisation. On note toutefois une préférence
donnée aux longues focales au détriment du grand angle.
Diaphragme: f4.2, vitesse: 1/50 s., 80 ISO.
Pourtant, il faut reconnaître que la
puissance de zoom du TZ1 en fait un excellent compagnon de
voyage. Ce n'est que si l'on désire capturer un large
champ — un groupe de personnes par exemple — sans
disposer de recul que les 35mm de son grand angle s'avèrent
un peu étriqués.
Par contre, le zoom est tout à fait excellent pour
les plans rapprochés ou le portrait, permettant d'obtenir
un arrière-plan vraiment flou derrière le sujet,
comme l'illustre l'image ci-contre. Le zoom est d'ailleurs
parfaitement utilisable avec des éclairages variés
car la stabilisation optique permet de contrer les mouvements
involontaires du photographe. L'avantage de la stabilisation
est mise en évidence en Mode 1 car elle compense les
mouvements sur le moniteur ainsi que pendant la capture. Le
mode le plus efficace est toutefois le Mode 2, qui n'engage
la stabilisation qu'à l'instant de la capture et du
coup permet d'utiliser des vitesses encore plus basses tout
en garantissant des images nettes.
Le DMC-TZ1 capture des images
lumineuses et son système de mesure de lumière,
dans des circonstances normales, est très fiable. Pourtant,
comme c'est le cas avec bien des appareils, le TZ1 donne ses
meilleures images lorsque la source de lumière se trouve
derrière le photographe.
Dans ce cas, non seulement les hautes
lumières sont correctement exposées, mais aussi les ombres.
Lorsque le sujet est à contre-jour en revanche, il est préférable
de passer à la mesure pondérée centrale et de placer le
sujet au centre de l'écran afin de garantir son exposition
correcte.
Aux sensibilités les plus basses, 80 ou 100 ISO, le TZ1 donne des images
libres de toute trace de bruit.
Diaphragme: f4.1, vitesse: 1/500 s., 80 ISO.
Au fur et à mesure que la sensibilité augmente, le bruit
doit être supprimé par le traitement post-capture et il
arrive que les images perdent un peu de netteté. A 800 ISO, le
bruit restent distinctement visible.
Diaphragme: f5, vitesse: 1/500 s., 80 ISO.
Toujours est-il que l'usage des hautes sensibilités en
journée — même 800 ISO — donne des images toujours exploitables,
surtout si elles sont imprimées en 10 x 15cm (4 x 6 pouces)
à partir d'une résolution de 5 megapixels.
Au delà, le programme résultat Sensibilité élevée est
capable de capturer des photos avec une sensibilité évoluant
entre 800 et 1600 ISO, mais les images obtenues semblent
fortement interpolées — comme si elles avaient été capturées
avec le zoom numérique — ce qui en limite l'utilité à notre
avis.
En plus de son optique spéciale,
le TZ1 intègre un nouveau système autofocus. Le
TZ1 emploie un autofocus qualifié de linéaire
qui s'avère rapide et précis. Il ajuste la netteté
rapidement, et généralement sur le sujet que l'on
désire photographier, réduisant le retard au déclenchement
au minimum.
Pour la photographie au flash, l'unité
intégrée est un peu faible et il est souvent nécessaire d'augmenter
la sensibilité pour en accroître la portée. Réglé en
ISO Auto, le TZ1 peut capturer des sujets correctement éclairés
plus distants — entre 2
et 5 mètres de l'appareil — et, généralement, la pénalité
sur le plan du bruit reste limitée.
Le seul vrai regret que nous pourrions exprimer concernant
le TZ1 est l'enregistrement des images limité au format
JPEG.
Diaphragme: f3.6, vitesse: 1/800 s., 80 ISO.
Avec un tel appareil, pourvu
d'un zoom 10X et d'une résolution de 5 megapixels,
un format RAW ou un vrai format TIFF ne fairait qu'élargir
le champ du possible.
Le DMC-TZ1 devrait rencontrer
un succès inégalé par tout autre appareil
Panasonic produit à ce jour. Son zoom novateur aux
optiques Leica se combine avec la stabilisation optique quasiment
légendaire de la marque, tout en donnant au final un
appareil super compact. Avec l'été qui approche,
une foule de sujets tout à fait indiqués pour
l'exploitation de sa plage focale se présentent.