Le Samsung NV10 offre des
caractéristiques techniques que l'on retrouve sur tous les
compacts haut de gamme à l'heure actuelle, c'est-à-dire une
résolution de 10 megapixels, un zoom optique 3X et un grand
moniteur de 2.5 pouces de diagonale. Pour faire la différence,
Samsung a fait un effort considérable — lorsqu'on compare
ce modèle aux appareils précédents — sur le plan des matériaux
utilisés et de la finition, mais aussi au niveau de l'interface.
Celle-ci est tout à fait originale.
Diaphragme: f2.8, vitesse: 1/640 s., 100 ISO.
Presque que tous les paramètres
de capture disponibles dans un mode se trouvent en permanence
sur le moniteur, et on peut les changer sans avoir besoin d'entrer
dans un menu. Autrement dit, il n'y a pas à proprement parler
de navigation
à faire
pour changer la sensibilité ISO, la compensation d'exposition
ou le réglage du blanc par exemple.
Diaphragme: f7.1, vitesse: 1/160 s., 100 ISO.
Si ce type d'interface est
extrêmement séduisant, il faut vraiment prendre le temps
de le maîtriser avant d'en bénéficier pleinement sur le terrain.
L'appareil répond très rapidement aux manipulations et le
délai au déclenchement est presque négligeable, ce qui dénote
un autofocus rapide. Les couleurs délivrées sont assez
saturées, convenant bien pour l'impression. En effet, elles
peuvent paraître un peu trop soutenues lorsqu'elles sont
observées sur un moniteur.
La mesure de lumière
multizone est excellente, délivrant des expositions bien équilibrées.
Ce n'est qu'avec un contraste vraiment violent qu'il est possible
de voir une perte d'informations dans les très hautes lumières.
Les mesures pondérée centrale et spot sont aussi prévues, mais
il est bien rare d'y avoir recours.
Sur le plan optique, le zoom
3X signé Schneider-Kreuznach ne révèle pas de
distorsion sur toute sa plage focale, même en grand
angle et en mode Macro. Une faible aberration chromatique
apparaît
toutefois, en bordure de fort contraste en grand angle.
Toujours en grand angle, l'équivalent d'un 35mm en 35mm,
la netteté manque un peu de piqué à pleine
ouverture, mais
ce
phénomène est plutôt visible dans les
angles.
Diaphragme: f2.8, vitesse: 1/10 s., 100 ISO.
A toutes les focales supérieures,
elle est bonne et homogène. On regrette toutefois que
l'ouverture la plus grande du diaphragme à l'extension
maximale du zoom tombe
à f5.1. Il arrive alors que la vitesse descende assez
bas, ce qui peut entraîner un flou de bougé. Le
mode ASR dont
le NV10 est pourvu ne parvient pas toujours à contrecarrer
ce problème.
Diaphragme: f7.1, vitesse: 1/640 s., 100 ISO.
Le capteur du NV10 est sensible
au bruit à 100 ISO, celui-ci étant visible dans le
ciel même lorsqu'on dispose d'un bon éclairage.
Les résultats
sont moins convainquant lorsque la lumière vient à baisser.
Par contre, à partir
de 200 ISO, le bruit chromatique augmente de façon
notable, devenant visible dans les zones de couleurs uniformes
et, au-delà de 400 ISO, il se propage dans toute l'image.
A 800 et 1000 ISO, la granulosité est très
prononcée
et la netteté est fortement affectée, ce qui
rend ces sensibilités difficilement
exploitables.
Un domaine dans lequel le NV10
n'est décidément pas performant est celui
de la photographie au flash. Son petit flash intégré manque
de puissance et sa portée est très
réduite, même pour le fill-in. La compensation
d'exposition n'a aucun effet et l'augmentation de la sensibilité se
traduit par un accroissement non négligeable du bruit.
Le format exclusivement JPEG
offert pour enregistrer les images du NV10 propose trois
niveaux de compression. La meilleure qualité d'image
est obtenue en format JPEG Super Fin. Malgré un
taux de compression de l'ordre de 6:1, on constate que les
plus fins
détails perdent un peu de leur définition,
et ce phénomène est encore accentué lorsque
l'image contient du bruit. Il faut toutefois souligner qu'on
ne peut le constater que sur un moniteur, en regardant les
images à leur pleine taille. Imprimées jusqu'en
20 x 25cm (8 x 10"), les images sont très bonnes.
Diaphragme: f4.8, vitesse: 1/800 s., 100 ISO.
Les taux de compression supérieure,
Fin et Normal, seront à réserver pour les images destinées
à être employées de façon très réduite. Leur impact est
assez important sur les détails restant dans les images.
Somme toute, le Samsung NV10
est un appareil qu'il faut apprivoiser. En prenant le temps
de s'habituer à son interface, on lui découvre
une célérité rarement égalée
par les groupes de commandes trouvées sur les autres
appareils. Disposant d'une bonne gamme de programmes résultats,
le NV10 propose un vrai mode Manuel qui
lui confère
une grande souplesse d'utilisation. En prenant soin de rester
dans les limites photographiques imposées par ses
caractéristiques techniques, le NV10 produira
des images très plaisantes à imprimer, avec
de superbes couleurs.