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Testé Février 2003


Ergonomie
"Premier du genre" semble être une description qui décrit bien le Sigma SD9. C'est le premier appareil numérique Sigma et le premier appareil à intégrer la technologie Foveon® X3™.
Le capteur Foveon X3 est un design nouveau qui capture chaque couleur primaire à une profondeur différente pour chaque pixel, au lieu de se baser sur un filtre de couleurs.

Au cours des années, Sigma s'est construit une réputation comme fabricant d'optiques de qualité et moins chères que celles des grandes marques construisant des reflex. Certaines de ces excellentes optiques ont eu bien du mal à s'imposer auprès des photographes qui tiennent plus compte de la marque que du mérite.
L'optique employée lors de ce test en est un très bon exemple. Sigma a commencé à construire des boîtiers reflex en 1993 et produit actuellement 3 reflex film comprenant le SA-9, la base du SD9.

Le SD9 est gros, plus que tous les reflex numériques actuellement sur le marché et ce de façon visible. Il est aussi lourd, surtout lorsqu'il est pourvu d'un grand et lourd objectif au fût de métal comme le 15~30mm f3.5/f4.5 à mise au point interne.

Le boîtier du SD9 est en polycarbonate et semble très résistant. Sa grande taille lui confère une bonne prise en main et sa surface, jusqu'à un certain point, est peu utilisée par les contrôles externes du SD9 qui sont très espacés. Au dessus sur le côté droit se trouve le déclencheur, entouré de la molette de commande, le sélecteur de modes et la molette des vitesses — appelée S-Dial — au dessus et un écran ACL de rappel.
Le sélecteur de modes propose quatre modes d'enregistrement:

P Programme avec option de décalage, ce qui permet de choisir une combinaison différente de vitesse et de diaphragme.
S Priorité Vitesse, ce qui permet de choisir les vitesses avec la molette sérigraphiée "Fast---Slow".
A Priorité Diaphragme, pour choisir les ouvertures avec la molette de commande (autour du déclencheur).
M Manuel qui permet de se servir du S-Dial et de la molette de commande.
L'écran supérieur informe sur tous les réglages critiques de l'appareil mais il n'est pas rétro éclairé. Il affiche:

Vitesse Ouverture Mesure de lumière
Compteur de vues Sensibilité Son
Auto Bracketing Comp. d'expo. Télécommande
Résolution Réglage du blanc Mode AF
Réglage du blanc Auto Etat des batteries
 
Le viseur TTL du SD9 est en fait le même que celui utilisé dans le Sigma SA-9. Toutefois, vu que la surface du capteur du SD9 est plus petit que les 35mm du film, le viseur est encadré d'une zone grisée — ce qui est décrit dans le manuel comme un "viseur sportif" vu que le sujet peut être suivi avant et après son passage dans la zone cadrée...

Les indications sont illuminées lorsque le déclencheur est sollicité et reste ainsi pendant environ 6 secondes.
Le viseur est pourvu d'une correction dioptrique logée juste au dessus de la pupille de sortie. De plus, Sigma fournit un bouchon d'oculaire afin de contrer les lumières parasites qui pourraient entrer par le viseur lors des expositions longues. Ce bouchon est attaché à la sangle de cou et il prend la place de l'oeilleton en caoutchouc en cas de besoin.
La molette de cadence, à gauche sur le dessus de l'appareil, fait aussi office d'interrupteur principal sur le SD9.
Position Off
Cadence simple
Rafale
Retardateur, 2 ou 10 secondes
Miroir relevé
Auto Bracketing
A gauche de la molette de cadence, le Sigma SD9 possède trois boutons en caoutchouc qui permettent de choisir:

mesure de lumière sur 8 segments
mesure pondérée centrale
mesure spot
Fonction: pour utiliser une télécommande infrarouge avec l'appareil (option). En maintenant ce bouton pressé et en tournant la molette de commande il est possible de choisir un des trois canaux de communication.
AF: pour choisir à l'aide de la molette de commande l'AF ponctuel ou continu.

Face au dos de l'appareil mais libellés sur le dessus, deux autres boutons servent à choisir la résolution et la sensibilité ISO (100, 200,400 ISO).

Le SD9 propose trois tailles d'images (résolutions) et toutes les images sont enregistrées dans un format RAW propriétaire qui demande de passer par un logiciel pour finaliser les images:

  • 2268 x 1512
  • 1512 x 1008
  • 1134 x 756
De l'autre côté, le SD9 reçoit deux autres boutons similaires. L'un assure la conservation de la mesure de lumière (AEL), l'autre donne accès à la compensation d'exposition (±3EV en incréments de 1/2EV).

En dessous, dans le coin supérieur droit du dos, deux autres boutons permettent de zoomer dans une image revue sur l'écran de 1,8 pouce [+] ou de présenter 9 vignettes par écran [-].
Les autres contrôles du SD9 se trouvent sur le dos de l'appareil et sont pour la plupart alignés verticalement à gauche de l'écran ACL.
Appelle le menu principal qui comprend les options photographiques et celles de l'appareil par défaut.
Lance le mode Play-back.
Donne les informations relatives à une photo en play-back, y compris un histogramme de l'image entière ou une portion de la photo zoomée.
Appelle le menu du mode Play-back qui comprend la protection des images, le marquage des images, la rotation et la fonction de diaporama.
Ouvre le menu de suppression. Offre aussi une option pour récupérer une image qui a été effacée.
Sur la droite, le dos du SD9 comporte deux boutons additionnels ainsi qu'une commande quadri-directionnelle pour la navigation, que ce soit dans les menus ou en play-back.

A la différence des premières versions de l'appareil qui avait des boutons noirs avec des symboles blancs, ce modèle a des boutons colorés OK et Cancel. Ils servent principalement dans les menus Play-back et Suppression. Bien qu'ils puissent être employés dans le menu principal, la commande quadri-diretionnelle offre les mêmes fonctions avec ses flèches gauche et droite.
Toutefois, le bouton OK a une utilisation supplémentaire: il peut être configuré pour accéder directement à une option spécifique comme la protection d'une image, le marquage, la rotation ou pour activer/désactiver l'indicateur de surexposition. (voir la section Caractéristiques du test pour une explication détaillée).

A la différence de ses compétiteurs, le Sigma SD9 n'a pas de flash intégré. Il est pourvu d'une griffe porte flash qui est — d'après le manuel — exclusivement compatible avec 2 flash Sigma (EF-500 DG Super SA et EF-500 DG ST SA). Toutefois, nous l'avons testé avec un flash manuel (Vivitar) sans aucun problème.

L'usage d'un flash Sigma offre tout de même des avantages. Le EF-500 DG Super, livré avec cet appareil pour le test, a une lampe d'assistance AF — le SD9 n'en a pas — et fait la réduction d'yeux rouges et la mesure TTL (synchro à 1/180s). Le EF-500 DG Super a un nombre guide de 50 à 100 ISO (50 mètres à 100 ISO), ce qui est assez puissant. Il propose aussi les fonctions de modeling, flash multiples, synchro sur le 2eme rideau, compensation d'exposition, a une tête orientable et fonctionne en esclave sans fil.


Lorsqu'il est comparé à la plupart des reflex numériques, le Sigma SD9 semble bien simple: un certain nombre de contrôles trouvés sur les autres appareils sont liés au flash intégré (modes, compensations) et aux différents formats images. Vu qu'il ne dispose pas de ces options, le SD9 est plus léger au niveau des commandes.

Sur le plan ergonomique, le SD9 laisse une place généreuse aux mains de l'utilisateur et ses surfaces caoutchoutées de la poignée et du dos lui confèrent une solide prise en main.

Il faut un peu de temps pour s'habituer au viseur. S'il est clair et lumineux, la zone grisée entraîne des ratés au niveau du cadrage dans les premiers temps. Il faut faire un effort conscient pour déterminer ce qui fera parti du cadre et ce qui sera hors champ. De même, la molette de vitesses est un peu mal pratique, surtout lorsqu'on la compare aux molettes avant et arrière qui se trouvent sur les autres reflex incrustées dans la poignée.