Il ne fait aucun doute qu'un long zoom
doté d'une stabilisation monté sur un boîtier à haute
résolution est une combinaison gagnante et le Sony DSC-H5
en est un excellent exemple.
Le DSC-H5 avec ses 7 megapixels prend la place vacante entre le Canon
PowerShot S3 IS de 6 megapixels et le Panasonic DMC-FZ30 de
8 megapixels, ces deux appareils possédant aussi un zoom
optique 12X stabilisé.
Couvrant une plage focale allant de 36
à 432 mm, le zoom du H5 commence par un grand angle bien
adapté pour les photos de groupes, d'architecture ou faites
en intérieur et s'étend de façon impressionnante surtout
que la stabilisation le rend parfaitement utilisable à main
levée.
En grand angle, l'optique Carl Zeiss ne montre aucune distorsion lorsque
le sujet se trouve à une distance normale.
Diaphragme: f4, vitesse: 1/1000 s., 80 ISO.
Ce n'est qu'en grand angle qu'il est possible
de voir une faible distorsion en barillet. En zoomant au maximum, l'objectif
reste libre de toute distorsion en coussinet.
Lorsqu'on compare la présence d'aberration chromatique dans les images
du H2 et du H5, — se traduisant par une ligne violette en bordure
de contraste — on constate que le capteur de 7.2 megapixels semble
être moins sensible que celui de 6 megapixels. Il faut toute
de même rappeler que ce phénomène reste léger avec le H2.
Diaphragme: f3.7, vitesse: 1/60 s., 125 ISO.
Il est par ailleurs intéressant
de noter que la résolution plus élevée du H5
le rend plus sensible au bruit que le H2. Bien qu'à 80
ISO et avec un bon éclairage les images soient libres de
bruit, il est possible de discerner une certaine granulosité
lorsque les conditions lumineuses ne sont pas optimales.
On
remarque pourtant que l'accroissement de la sensibilité
jusqu'à 200 ISO ne provoque pas d'augmentation importante
de bruit.
A 400 ISO, il est possible de
voir des traces de bruit dans les zones sombres, mais pas
dans celles qui sont directement éclairées. A 800 et 1000
ISO en revanche, le bruit est clairement visible, les couleurs
sont plus neutres et parfois moins contrastées,
ce qui enlève un peu de détails aux images.
Le H5 est généralement rapide au déclenchement,
tant qu'il parvient à faire la mise au point. On obtient
toutefois de meilleures performances lorsque le collimateur
AF est bloqué au centre, car cette opération peut être plus
lente avec l'AF multiple.
Comme le H2, le DSC-H5 n'enregistre
ses images qu'en format JPEG avec deux niveaux de compression:
Fin et Standard. Et comme sur le H2, le plus haut niveau
de qualité d'image applique tout de même une compression
évoluant entre 6.5:1 et 8:1, en fonction de la complexité
du sujet.
Du coup les résultats obtenus avec les deux appareils
sont remarquablement similaires, la compression occasionnant
la perte de fins détails mais ne créant pas d'artefact.
Diaphragme: f4.0, vitesse: 1/250 s., 80 ISO
Le Cyber-shot DSC-H5 est aussi
pourvu d'un puissant flash intégré. Son flash donne un éclairage
homogène dans une pièce de respectables dimensions, surtout
qu'il est possible de changer la puissance du flash.
Diaphragme:
f3.5, vitesse: 1/15 s., 80 ISO.
Lorsque deux appareils sont
aussi semblables que les Sony
DSC-H5 et DSC-H2, il est inévitable qu'ils aient
plus de points communs que de différences. Pour ces
deux modèles en effet, elles se situent au niveau
des moniteurs et de la résolution des capteurs.
Le plus grand moniteur du H5 laisse beaucoup moins d'espace
sur le dos de l'appareil pour la prise en main, tout en consommant
plus d'énergie que celui de 2 pouces du H2.
Sur le plan de la qualité d'image,
les différences sont plus difficiles à noter. Comme nous
l'avons mentionné plus tôt, le H5 semble être un peu plus
bruyant aux faibles sensibilités que le H2, bien que cela
soit infime jusqu'à 200 ISO. De même, si certaines photos
capturées en grand angle révèlent une légère aberration chromatique,
il semble que cela soit moins marqué que sur le DSC-H2.
Toutes choses considérées, il semblerait que le H5 donne
un avantage supplémentaire aux consommateurs sans compromettre
la qualité
d'image.