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Sony DSC-H9

Testé en mai 2007

Qualité d'image

Ergonomie
Caractéristiques
Qualité d'image
Interface & Logiciel
Vues de l'appareil
Photos Test
Spécifications
Notre Opinion

Sur le papier, les caractéristiques techniques du Sony DSC-H9 ont de quoi faire rêver: un zoom optique 15X Carl Zeiss pourvu de la stabilisation SteadyShot, un capteur de 8 megapixels, un moniteur de 3 pouces orientable, tous les modes qu'un photographe amateur sérieux pourrait désirer et une plage de sensibilité allant de 80 à 3200 ISO.

Regrettablement, et cela est assez rare pour un appareil Sony, le DSC-H9 est assez décevant.

Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/320 s., 80 ISO.

C'est le premier appareil expert de qui n'est pourvu que d'un seul niveau de compression JPEG. Il nous faut reconnaître que les raisons qui ont poussé Sony à supprimer les autres choix de compression nous échappent complètement.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/400 s., 80 ISO.

On peut légitimement s'attendre sur un appareil "expert" à trouver un format RAW, ou tout au moins trois niveaux de compression JPEG dont un aurait un taux aux alentours de 4:1, délivrant une haute qualité d'image en JPEG.

Au lieu de cela, le H9 applique une compression allant de 9:1 à 13:1 suivant le sujet. C'est bien trop élevé pour éviter l'apparition d'artefacts de compression visibles.

Une compression aussi forte supprime une quantité trop importante d'informations colorées et les fins détails en pâtissent sérieusement.

L'image de droite est une bonne illustration d'un tel phénomène. Lorsqu'on la regarde à taille réduite, elle semble nette et détaillée. Mais dés qu'on l'observe à 100% sur un moniteur, elle ressemble plus à une peinture qu'à une photographie. De plus, des détails comme les pates de l'oiseau (voir ci-dessous) qui sont d'une couleur proche de l'arrière-plan disparaissent presque entièrement à cause de l'élagage fait dans les nuances de couleurs par la compression.

Diaphragme: f5.4, vitesse: 1/40 s., 80 ISO.

Diaphragme: f4, vitesse: 1/60 s., 80 ISO.6

Avec d'autres sujets, le résultat de la compression est observable sur des portions de l'image, plus visible au niveau des zones hors focus ou celles qui sont assez distantes. Elles prennent une apparence impressionniste surprenante.

Par exemple, en observant les reflets se trouvant sur les chiffres chromés ci-contre, on voit bien le rendu ressemblant à une peinture à l'huile.

La compression trop forte n'est, malheureusement, qu'une partie du problème. L'optique Carl Zeiss — quel que soit le prestige de cette marque — semble ne pas convenir pour le capteur du H9. Le grand angle donne des images qui sont assez souvent floues en périphérie, montrant une aberration chromatique — ce phénomène est assez courant sur les appareils numériques — en bordure de fort contraste. Au-delà du grand angle, la netteté s'améliore dans les angles, mais l'aberration chromatique reste perceptible sur l'ensemble de la plage des focales.

D'un autre côté, le rendu des couleurs du H9 est excellent et ce n'est que lorsque les images sont inspectées en détails que l'on déplore le choix de Sony d'utiliser une telle compression.

On note aussi que l'appareil bénéficie manifestement d'une excellente mesure de lumière multizone, délivrant des expositions bien équilibrées. Elle évite le plus souvent de brûler les hautes lumières ou d'enterrer les zones sombres.

Diaphragme: f4.0, vitesse: 1/100 s., 80 ISO

Entre 80 et 100 ISO, avec un bon éclairage en extérieur, le DSC-H9 produit des images qui ne contiennent pas de bruit notable. On peut toutefois voir un peu de bruit coloré dans certaines conditions. En fait, avec le H9 il est difficile de se faire une idée précise sur le bruit à cause de la compression.

A 200 ISO, le bruit devient plus apparent, surtout dans une zone de couleur uniforme qui présente une granulosité. A 400 ISO, les images subissent un traitement post-capture trop intensif et perdent d'avantage leurs plus fins détails.

Diaphragme: f2.7, vitesse: 1/15 s., mode NightShot.

A 800 ISO, les images sont manifestement pixellisées et les détails conservés par les sensibilités plus basses disparaissent. Les plus hautes sensibilités, 1600 et 3200 ISO, produisent des images impressionnistes ne contenant que fort peu de détails.

Le mode NightShot, qui projette un éclairage infrarouge sur le sujet, utilise aussi une haute sensibilité, ce qui donne des images dont la valeur est limitée car elles sont très bruyantes.

En intérieur, le flash intégré du H9 est plutôt performant, bien qu'il soit possible de voir une perte de puissance de l'éclairage dans les coins des images prises en grand angle et à 80 ISO. Lorsque le sensibilité est réglée sur Auto, le H9 a rapidement tendance à faire du gain jusqu'à 400 ISO, même dans une pièce relativement bien éclairée, ce qui augmente la présence du bruit.

Nous aurions vraiment aimé être plus élogieux envers le DSC-H9, mais notre enthousiasme initial s'est étiolé en consultant ses images.

Le fait est que quelles que soient les caractéristiques techniques de cet appareil, sa qualité d'image est, à notre avis, plus importante. Sur ce plan, le H9 déçoit.

Toujours est-il que le DSC-H9 pourra largement satisfaire les usagers qui impriment leurs photos sans les recadrer. Ce n'est qu'avec les impressions de grandes dimensions — 20 x25cm (8 x 10") et plus — que la qualité d'image ne sera pas suffisante. Pour des tirages de format plus raisonnable — 10 x 15cm (6 x 4") ou 12 x 18cm (5 x 7") — nos essais sont très flatteurs et concluants.

Sony DSC-H9

Testé en mai 2007

Qualité d'image

Ergonomie
Caractéristiques
Qualité d'image
Interface & Logiciel
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Notre Opinion