Le DSC-W200 est le premier
appareil Sony ultra compact de 12 megapixels. C'est aussi
un excellent exemple rappelant que la course aux megapixels
n'est pas finie.
Sans compression, un fichier provenant d'un capteur CCD
de 12.1 megapixels devrait occuper environ 34.3 Mo.
Du coup, et cela ne surprend pas, le DSC-W200 n'enregistre
ses images qu'en format JPEG. L'appareil est compatible avec
les Memory Stick Duo dont les capacités vont jusqu'à 8 Go.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/320
s., 100 ISO.
Comme sur d'autres modèles récents,
le W200 n'offre pas de choix de niveau de compression. Celui
appliqué à chaque taille d'image a été programmé à l'usine,
le ratio de compression variant suivant la complexité des couleurs
composant le sujet, en conjonction avec d'autres éléments bien
sûr.
Du coup, si le taux minimum
de compression du W200 semble évoluer aux alentours de 9:1,
certaines images seront beaucoup plus comprimées que d'autres.
En effet, comme c'est le cas de l'image ci-contre,
la compression est énorme à
30.8:1,
tandis qu'une autre image capturée quelques secondes avant
à une compression de 12:1.
Si dans la plupart des cas le manque de choix de compression
ne change que peu de chose à la qualité d'image,
cela peut être un facteur limitant pour le W200
car il arrive que des artefacts de compression soient visibles
lorsque l'image est observée à 100 %.
Un avantage offert par un capteur
d'une résolution de 12.1 megapixels comme celui du W200 est
qu'il est possible de recadrer des images
si cela s'avère nécessaire, tout en conservant une résolution
suffisante pour imprimer d'excellentes images. Toutefois,
lorsque la quantité d'information est extrêmement réduite
par la compression, cela limite drastiquement les possibilités
de recadrage.
Trois types de mesure de lumière sont offerts sur le DSC-W200.
La mesure multizone est la plus souvent tout à fait faible
et délivre d'excellentes expositions. Toutefois, avec une
lumière un peu dure, cette mesure donne une préférence aux
hautes lumières et les ombres perdent en détails.
C'est dans ce genre de cas qu'il devient intéressant d'utiliser
les autres mesures de lumière, ce qui permet de s'assurer
que le sujet principal est correctement exposé.
Diaphragme: f5.6, vitesse: 1/250
s., 100 ISO.
Un des dispositifs les plus
avantageux du DSC-W200 est la stabilisation d'image
SteadyShot.
Bien que le zoom Carl Zeiss ne soit qu'un 3X, cette stabilisation
permet de capturer des images nettes avec des vitesses de
1/15 seconde, voire même 1/8 second au zoom et à main levée.
Diaphragme: f2.8, vitesse: 1/125
s., 100 ISO.
Le zoom Carl Zeiss semble
atteindre son plus haut niveau de piqué à partir
de la mi-course de la plage focale jusqu'à son extension
complète. Nous avons
noté que les images capturées en grand angle
avaient tendance à être plus douces que les
autres, surtout lorsqu'on utilise la plus grande ouverture
du diaphragme.
En grand angle, il est possible de voir un peu d'aberration
chromatique en bordure de fort contraste, mais le phénomène
reste très bien contrôlé.
Le DSC-W200 est capable de capturer
des images avec une sensibilité maximale de 6400 ISO
lorsque le mode Sensibilité ISO élevée
est choisi. A 6400 ISO, l'image ressemble plus à une
aquarelle qu'à une
photographie. Entre 800 et 3200
ISO, ces sensibilités étant offertes lorsque
l'appareil est en modes Programme et Manuel, on peut toujours
voir l'effet
d'aquarelle, celui-ci étant plus ou moins prononcé suivant
la sensibilité employée. Il faut toutefois
noter que lorsque les images sont imprimées en 10
x 15 cm (4 x 6 po), il est parfaitement possible de pousser
la
sensibilité jusqu'à 1600 ISO.
Le DSC-W200 donne sa meilleure
qualité d'image lorsque la sensibilité est la plus basse
possible. En fait, à 12 MP c'est qu'avec une sensibilité
de 400 ISO que le bruit commence à être visible.
Doté d'un tout petit flash, la sensibilité de 100 ISO ne
permet que de s'en servir pour du fill-in, avec un sujet
relativement proche. En réglant la sensibilité en Auto,
l'appareil fait immédiatement du gain jusqu'à 400 ISO afin
d'augmenter la portée de l'éclair. Le bruit devient détectable et
lorsqu'il se combine à la compression, les images perdent
du détail.
Diaphragme: f3.5, vitesse: 1/125
s., 100 ISO.
Enfin, nous apprécions que Sony
ait pourvu le W200 d'un vrai viseur optique, placé proche
de l'objectif pour limiter les erreurs de parallaxe. Sur
les appareils ultra-compacts, les viseurs optiques se font
rares
bien qu'ils offrent un avantage certain lorsque le moniteur
devient difficile à lire en extérieur.
Comme bien des compacts actuels,
le DSC-W200 possède des points forts et des faiblesses. Il
dispose d'un bon objectif, d'un système de stabilisation
efficace, d'un boîtier solide et fort compact, d'un viseur
optique et d'une très haute résolution.
Ses faiblesses sont sa compression qui minimise la taille
d'image au détriment de leur qualité, un flash assez faible
et une sensibilité au bruit prononcée au-delà de 400 ISO.